jeudi 15 mai 2008
mercredi 14 mai 2008
Visite au sommet
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel-aviv, hauteurs de tel-aviv, photos rues de tel-aviv, towers tel-aviv, urban tel-aviv
mardi 13 mai 2008
lundi 12 mai 2008
Le sandwich Tunisien
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog photos tel-aviv, blog tel-aviv, Israel photographies, Nachalat Benyamin street, photos vieux commerces tel-aviv, sandwich tunisien, Tel-Aviv
En face de la station Riding
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog photos tel-aviv, Hayarkon riviere, lights by nights, lumieres de la ville, pictures of hayarkon river, riding station, tel-aviv by night, tel-aviv nuits
dimanche 11 mai 2008
Ce petit café, qui vend aussi des gâteaux faits maison et de la vaisselle à offrir, a ouvert depuis à peu près deux ans. Il dispose de quelques tables et chaises sur le trottoir, mais il est surtout fréquenté par une clientèle du matin, accroc au café à emporter, le café au lait « renversé ». Avec dans l’idée de donner aux lieux un esprit Europe, un esprit « French class » très en vogue, cet endroit porte le joli nom de « crème fraîche », évocateur de gâteaux savoureux et d’onctuosité des pays normands. A part la coquille, ou l’erreur de frappe n’apparaissant que sur le rideau : simple erreur technique de main d’oeuvre pour le non francophile, absurdité aux yeux du francophone (qui revêt désormais tout son charme à mes yeux), le concept du café de quartier est très réussi. Au début, j’ai pensé prévenir le jeune propriétaire qui ne parle pas un mot de Français, souvent remplacé par une charmante serveuse d’origine Russe, qui ne parle pas non plus le Français, que l’orthographe avait était respectée par l’imprimeur en charge de la vitrine, mais que le responsable de l’impression sur tissu, s’était laissé aller à mettre un circonflexe sur le A et l’aigu à la place du grave ou le grave à la place de l aigu, je ne sais plus moi-même. Mais, allez expliquer ce genre de subtilité, et puis cela se fait-il de provoquer des tracasseries à quelqu’un qui ne vous a rien demandé et dont le petit commerce fonctionne bien sans vous. En plus, je crois que le chapeau sur le A risque de me manquer, désormais, en achetant mon café.
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog photos tel-aviv, coffees tel-aviv, influence culture Française, Israël fashion, Le Français en Israel, pictures 60 anniversary, tel-aviv coffees, tel-aviv photos
samedi 10 mai 2008
60
Mercredi 7 Mai 2008, 23H00, Place Rabin, fête de l' indépendance: 60 ans.
Retransmission en direct de la cérémonie des 60 ans sur la place Rabin, sur une chaîne de Télévision Allemande
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : 60 ans a Tel-Aviv, 8 Mai Tel-aviv, blog tel aviv, fete de l'independance Israel, photos plages jour indépendance, pictures independance day israel, PromenadeTel-aviv, Yom Hatsmaout
mardi 6 mai 2008
Le Souvenir d'un quotidien
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog photos, journée du souvenir, photographies tel-aviv, photos rues tel-aviv, souvenir Israel, Tel-Aviv, Yom Hazikaron
lundi 5 mai 2008
Identification: possible dialogue, fatale confrontation ou fantasme?
Que veulent dire ceux qui s'expriment sur les murs, faut-il y voir du sens, faut-il y voir un sens caché, peut être ne convient-il pas de les interpréter?La force des images, des images sans les mots, c'est que contrairement aux mots seuls, elles n’enferment pas son auteur. Cependant, dès lors qu'il y a représentation, il y a réflexion, orientation, et parfois sans que l’auteur ait la volonté, la conscience ou le recul nécessaire pour intégrer ne serait-ce que l’ existence et le poids des messages diffusés. L'auteur des images ne maîtrise pas les interprétations possibles. Contrairement aux mots les images sont isolément reçues et librement comprises. Cette réflexion s'applique également aux mots, mais cités intégralement, telle que le serait une image, ils ne peuvent faire dire ce qui n’est pas dit. Les images en tant qu’outils qui véhiculent du sens, engagent une réflexion bien plus approfondie que celle liée au pouvoir des mots. C'est dans cet esprit que très tôt, la religion juive, dans un souci d'éthique et de protection du "représenté" et de celui qui recevrait le message, prévoit l'interdit de la représentation.
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel aviv, graffitis tel-aviv, murs tel-aviv, photographTel-aviv photographies, pictures of Tel-aviv, Tel-Aviv, walls tel-aviv
dimanche 4 mai 2008
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel aviv, drapeau d'Israel, Israeli flag pictures, Israeli independence anniversary, photographTel-aviv photographies, tel aviv streets, Tel-Aviv pictures
vendredi 2 mai 2008
Fil à la patte
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel aviv, bobines de fil, Israël photographies, photo Tel-Aviv, tel-aviv streets, vie rue Tel-Aviv
lundi 28 avril 2008
Fouilles
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel aviv, chantiers tel aviv, femme tel-aviv, Israël photographies, photo Tel-Aviv, pictures of Tel-aviv, renouveau tel aviv, street life in tel-aviv, vieux tel aviv
dimanche 27 avril 2008
Mission d'observation
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel aviv, femmes tel-aviv, graffitis tel-aviv, masques gaz Israel, photos Tel-Aviv, pictures Israël, tel-aviv blog
samedi 26 avril 2008
Pessah: Au delà de la galette de pain azyme
CÉRÉMONIE DE PESSAH DANS UNE ÉCOLE, FÊTÉE A L'AVANCE AVANT LE DÉBUT DES VACANCES SCOLAIRES








Ce soir, en Israël, s’achèvera la fête de Pessah, la Pâque juive.
Pessah est une fête de 7 jours en Israël et de 8 jours en dehors, qui marque la naissance des enfants d’Israël, dont est issu le peuple juif. Elle commémore l’exode des Hébreux hors d’Egypte et leur libération du joug pharaonique. Les juifs ne réduisent pas la cérémonie de Pessah à une commémoration, ou au simple fait de na pas manger de produits à base de levain, à commencer par le pain.
Pour parler sommairement de cette fête dans ce post, dont je choisi le titre, je m autorise à éditer un court extrait tiré d'un commentaire écrit par un oncle non pas "flingueur", mais un oncle illustre penseur, savant décodeur des messages portés par les textes et la pensée juive, fin et brillant pédagogue dans son eternel souci de transmission aux jeunes et parfois moins jeunes générations, cela depuis sûrement un demi siècle.
Le Seder de Pessah
Après bien des tentatives et une grande variété de coutumes, un modèle de seder a fini par s’imposer, et être admis actuellement par toutes les communautés juives à travers le monde. Ce seder a été mis au point et organisé en 15 étapes, par le Rabbin Chemouel de Falaise, qui vivait en France au 13ème siècle.
Le seder, la mise en ordre en Hébreu, c’est d’abord la volonté des Sages ( Rabins, commentataeurs,...) de préserver la mémoire des événements vécus par nos ancêtres. Comme nombre de peuples l’ont fait à travers le monde, on pouvait penser que nos Sages auraient composé un récit de la sortie d’Egypte, savamment écrit, pour laisser une trace suffisamment forte et ressusciter le passé à destination des générations. On sait que le récit, en tant que tel, a toujours une force éducative incontestable.
Il risquait cependant, ce récit, répété tel qu’en lui-même, de se guinder au fil des ans, de se figer et de perdre sa vertu essentielle de gardien de la mémoire.
Les penseurs, inspirés, ont trouvé mieux. Pour susciter chaque année le même intérêt pour des événements millénaires, ils ont mis en place un rituel autour de la table familiale qui associe les jeunes aux anciens. La place faite aux enfants, durant le seder, est en effet significative ; les inviter à rester éveillés, les étonner, les écouter, provoquer leur questions, autant d’objectifs que s’impose volontiers le maître de maison à chaque seder.
Mais la famille n’est pas une cellule égoïstement fermée sur elle-même, elle a le devoir, ce soir-là d’ouvrir largement son coeur, sa porte, en accueillant le nécessiteux, l’étranger. Ce n’est d’ailleurs pas là que charité, la présence de l’étranger, de ce qui est « autre », de ce qui est étranger a soi, stimule la réflexion et l’enrichit.
Fait significatif, ce n’est pas à la synagogue qu’on lit le récit de la sortie d’Egypte comme on le fait à Pourim pour l’histoire d’Esther. La volonté manifeste, a été d’insérer le récit de la sortie d’Egypte dans un repas familial ordonné, au cours duquel l’intention est de se nourrir, certes, mais de se nourrir ce soir-là, autant d’aliments que de paroles.
La Hagada
Dans les 15 étapes du seder, la 5ème étape, la plus longue, est la hagada.
Particularité de la hagada : récit de la sortie d’Egypte, elle n’est pas lue comme serait lu uniment tout récit de ce genre. Le terme araméen (ancêtre de l’alphabet Hébreu) hagada ou agada indique une histoire dite oralement à des auditeurs.
Chacun sait que pour être pensé, tout vécu que ce soit, doit passer par des mots Pour transmettre, il faut être en mesure d’organiser les événements vécus en un récit cohérent; à défaut de cette mise en paroles le vécu resterait informe, inaudible et donc impossible à transmettre. Cette rigueur est d’autant plus nécessaire quand il s’agit de rapporter, de transmettre aux générations qui n’ont pas vécus les événements.
Le Rabbin, traducteur de l Arabe, penseur et philosophe Maimonide (12e,13e siècles) notait déjà, que le miracle n’est miracle que pour ceux qui l’ont vécu; pour les générations suivantes le miracle n’est déjà plus qu’un récit.
La hagada est plus une invitation au questionnement et à l’étude qu’une simple histoire.
Le questionnement a, dans la hagada, une place essentielle au point qu’un juif qui serait contraint de faire le seder en solitaire devra, dit la Halakha, se poser des questions à lui-même.
Les trois devoirs caractéristiques de Pessah, sont en Hébreu « pessah matsa oumaror ». Il est certes fait obligation de les accomplir mais les dire, en étudier le sens les commenter, constituent une part essentielle de cette fête.
La Matsa
La matsa (le pain azyme) symbolise la délivrance du peuple Hébreu. Le pain sans levain en souvenir, dit la Tora, de la sortie précipitée d’Egypte « en hâte nous sommes sortis d’Egypte ».
Parmi les explications nombreuses données à la matsa, en voici une que développe le Rabbin Yeouda Loew ben Bezalel, dit Maharal de Prague (16 ème siècle).
La matsa se réduit à deux éléments, nécessaires et suffisants, la farine et l’eau, sans aucun autre composant. Le Maharal voit là la définition même de la liberté humaine.
Est libre, dit-il, celui qui sait discerner au fond de lui-même les composants nécessaires et suffisants de sa personnalité et qui sait se départir de tout ce qui est superflu à sa condition d’homme libre.
Marcus Elhadad, Paris
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel aviv, paque Juive, passover photographies, pessah, pessah ecole, pessah enfants, pessah Israel, photos ecole tel-aviv, photos pessah tel-aviv
vendredi 21 mars 2008
Carnaval de Pourim
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : blog tel aviv, carnaval Tel-aviv, pictures of Tel-aviv, Purim Tel-Aviv, streets life, Tel-aviv photographies, vie à Tel-Aviv
vendredi 14 mars 2008
Et la lumière fut…
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
2
commentaires
Libellés : books store Tel-aviv, librairie tel-aviv, lights in Tel-aviv, Tel-aviv lumieres, tel-aviv Neve Tsedek, tel-aviv streets
Roméo et Juliette, autre temps, autres lieux, autres Dieux...


J’ai hésité à écrire un texte qui accompagnerait ces photos. Que raconter, quoi dire et ne pas dire? Pourquoi ne pas dire ? Pourquoi est-ce que je ressens de façon intuitive qu’il est peut être préférable que je renonce tant à poster ces photos qu’à y joindre tout commentaire. Tout d’abord parce qu’il ne s'agit pas que de moi, il ne s'agit surtout pas de moi, il est question de deux êtres, de deux artistes, il est question d’une forme d’art très libre, il est question d´une région, d’un conflit, d'interdits. Ensuite parceque de nos jours, le silence, la censure, le boycottage, l´appel à l autodafé, la peur des menaces, des représailles, la crainte pour la vie, semblent déployer toutes ses forces pour l’emporter sur « la raison », notre raison, celle qui nous permet de dire, de parler, d´ écrire, de photographier, de voir, d´entendre, celle qui rend possible l’affirmation de ses choix, la révélation d’un soi qui ne serait ni blanc ni lisse, un soi, un moi, un toi, qui serait « irréel ». Parce qu´aujourd' hui on pourrait croire que l’emportent sur « les lumières », la lumière, celle qui nous permet de dire, de voir, de lire, d´écouter, de comprendre, de savoir, de connaître, de découvrir, l’effrayant obscurantisme, l´obscurité, les ténèbres.Il y a deux semaines à la lecture du descriptif de ce spectacle, je réservais deux places, en cherchant précisément à ne pas savoir, à être surprise par ce que j´allais découvrir. Je pouvais lire dans le programme du théâtre Inbal, où se produisent groupes de musiques et/ou danses de style dit Ethnique: Elle vient d' Israël, elle danse, Il vient d'Irak, il chante et joue du Oud, ils se sont rencontrés en Inde, ils sont unis, ils vivent en France, le spectacle porte le nom: « Djaladjil (le nom des cloches suspendues aux chameaux, dans le désert)».
Hier soir, je me suis rendue avec une amie, qui pensait que l´on allait voir un spectacle de danse Orientale, elle, qui ne va jamais assister à "ce genre de danse aux mouvements un peu trop emphatiques et à la musique un peu trop bruyante", se faisait tout de même une joie de vivre un moment rempli de couleurs, à découvrir une manifestation culturelle à laquelle elle n'avait en définitive, pas souvent l´occasion d'assister.
Sur scène, deux musiciens, un joue de la cithare, l´autre chante en s’accompagnant du Oud. Au micro, avant de débuter, le chanteur-musicien annonce que les poèmes chantés sont des chants de la tradition sufiste qui évoqueront ici « l´histoire éternelle de l´ unité de l amour entre l´homme et la femme, entre l’homme et l´ éternel et entre les peuples ».
Elle apparaît dans une robe blanche, les cheveux attachés, laiteuse, ses premiers mouvements sont contenus, retenus, parfois avec des secousses qui traversent tous les membres de son corps. On sent très nettement l´influence de la danse classique Indienne, puis les mouvements au délié parfait sont ensuite traversés par des soubresauts inquiétants qui rappellent les mouvements convulsifs des corps possédés lors des cérémonies traditionnelles de transe et de danses collectives (Inde, Sud du Maroc, Afrique de l' Ouest,…).
Puis sublimement vêtue de noir, avec une tenue plutôt inspirée des costumes d’Inde, d’Afghanistan et de la culture Tzigane, les cheveux lâchés, les mouvement se font plus sensuels, plus arrondis, bien que métamorphosée, transformée, sa danse se rapproche de la traditionnelle danse orientale.
En clôture, après avoir tourné sur place pendant plus de 15 mn sans interruption, tel un derviche tourneur, elle saute, s´élance, fait tourner sa tête et ses longs cheveux comme dans une forme d´extase désespérée.
Lorsque les paroles chantées sont parfois traduites par le musicien lui même, j´entends, plus le nom de Dieu et le « lui » plutôt que le « elle » dans ce qui semble être dit.
La symbolique de ce couple d’artistes est belle, courageuse, les mouvements sont sophistiqués, engageants, sa présence à elle sur scène envoûtante. Cependant, je n'ai pas été traversée par l´émotion. Et j´ai regretté que pour exprimer leur amour, celui entre un homme et une femme, le choix se soit porté sur des chants liturgiques qui tournent essentiellement autour de l´amour que l’homme voue à Dieu et ses prophètes, des chants qui en définitive ne semblent laisser que peu de place à la femme aimée.
Mais je n' ai peut être pas réussi à accéder à la substance des infinies métaphores possibles.
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : art israel, danses tel aviv, ethnic dance tel-aviv, ethnic music tel-aviv, Inbal Theater Tel-Aviv, multiculturel Israel, musique Arabe Tel-aviv, oeuvre mixte tel-aviv, photos Tel-Aviv, Tel-Aviv
samedi 9 février 2008
Touristes, Passeports Etrangers, attention, vous êtes ciblés !
Mer morte, Israël, Février 2007
Le magazine Time Out Tel-Aviv édite régulièrement en supplément de
l’hebdomadaire en Hébreu, des petits guides brochés exclusivement destinés aux abonnés. Cette fin de semaine, le supplément livré, s’intitule: “ 250 choses à faire à Tel-Aviv, la nuit” Le supplément guide est subdivisé en plusieurs rubriques thématiques, telles que
« Bar et Alcool», « Urbain », « Culture et Art ».Dans la rubrique « Sexe et Amour » est proposée, en page 52, une activité portant le titre : « Chercher des touristes ».
Je livre ici une traduction rapide de ce qui s’offre au lecteur Tel-Avivien:
« A la tombée de la nuit, c’est aussi, le sentiment d’éternelle solitude qui accompagne tout célibataire à Tel-Aviv. Ainsi que le destin l'a voulu : à Tel-Aviv, dans la région du Goush Dan et dans tout Israël, impossible de trouver l’âme sœur. Cependant, avant de se retrancher vers une vie de nonne,…, souvenez vous qu’une option fantastique s’offre à vous, celle d’une relation avec un/une touriste. Celle-ci n’implique que peu d’engagement (ou la relation à distance se conclura par un passeport Britannique, Suisse ou Français et grâce à eux, la direction, l’entrée dans l’Union Européenne.
Il ne fait aucun doute qu’au Café Joey"s Bar, vous ferez la grande rencontre, dans ce bar on rencontre un large échantillon d’âge et de pays. … »
« …si vos exigences sont un peu plus spécifiques, rendez vous au pub mythique Mike’s Place, où la majorité des serveurs, des artistes qui se produisent et ceux qui fréquentent le lieu, parlent avec un accent Anglo-Sexi à devenir fou.
Mais le privilège de se marier avec un passeport, ne s’offre pas uniquement à ceux qui fréquentent les bars. Promenez vous vers la rue Ben Yehuda, le long de la mer et sur la rue Hayarkon, vous êtes assurés, dans 96.7 % des cas de pouvoir nouer des liens avec un touriste. Lors de vos sorties dans ces quartiers, choisissez de vous installer dans un endroit précis, au choix : l’entrée de la tour Opéra, le café Tsfoni sur la plage de Tel-Aviv ou le restaurant Mac Donald’s à côté de l’hôtel Dan. Ces malheureux touristes pensent qu’il s’agit là du vrai Tel-Aviv. Vous qui connaissez le vrai, vous pourrez leur faire découvrir le visage de la ville au travers de votre regard, ou au moyen de tout autre organe qui vous semblera bon. Good Luck. »
Bien que les magazines Time Out dans le monde assoient leur réputation grâce à leur liberté de ton et leur contenu «branché », c’est probablement le style de la plume de l’auteur de ce petit encart ainsi que la trivialité de ses conseils, mettant en lumière l’incitation à une sorte de « marché du passeport par le sexe » qui m’apparaît comme totalement "out" et pas du tout "branché". Cependant pour comprendre dans quel état d' esprit s'inscrit ce petit texte de mauvais goût et à l’allure anodine, à classer dans la rubrique « à méditer », ou « attention, pays en crise », il m’apparaît important de rappeler sommairement le contexte plus sérieux, qui semblerait l'inspirer.
Il apparaît que dans "le monde d'aujourd'hui", se déplacer ou envisager le futur avec l’unique nationalité Israélienne n’est pas toujours facile. Qu’il s’agisse des pays qui interdisent l’entrée aux ressortissants Israéliens, de manière officielle ou officieuse, même dans l’hypothèse d’un déplacement exclusivement professionnel: journalistes, médecins, ou qu’il soit simplement question de répondre à la question légitime « d’ou êtes vous, quelle langue parlez-vous? » lors d’un voyage touristique en Europe, en Amérique latine,...
De plus, l’état d’esprit peu optimiste de beaucoup, face aux espoirs de paix dans la région, expliquerait en partie les raisons pour lesquelles, beaucoup de jeunes cherchent désormais à disposer en plus, d’une autre nationalité, parfois prêts à se lancer dans de profondes recherches et fastidieuses démarches pour retrouver une nationalité Européenne, abandonnée ou perdue par leur ascendants, suite aux tragédies de la shoah.
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : celibataires telaviv, Mer morte, sociologie Israel, Tel-Aviv, time out telaviv, touristes telaviv
mardi 29 janvier 2008
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
0
commentaires
Libellés : hayarkon river, photo tel- aviv, rabbi dolls, rabins poupees, Tel- Aviv photo, tel-aviv romantique, tel-aviv stormy weather, tel-aviv tempete, tel-aviv winter
Tempêtes, tonnerre, vent: 56 km/h, averses, grêle...


Fortes pluies
Aujourd'hui: 14°
Nuages et vent
Max. 12°
Min. 6°
Humidité: 67%
Vent:OSO/56 km/h
Visibilié: 9.99 km
Point de rosée: 8°
Pression: Inconnu
Lever du soleil : 6:36
Coucher du soleil: 17:11
( Tel-Aviv-Yafo, météo , http://www.yahoo.com/)
Les maisons, les infrastructures, la plupart des habitats, les chaussées, les voies publiques, sont très mal aménagées pour ce type de climat. Ce qui fait que dans les maisons, on gèle, il fait humide, on se croirait sur l'arche de Noé, on entend la colère des vents qui hurlent, les fenêtres mal isolées laissent passer un souffle glacé, les pots de plantes tombent et se brisent, les vieux voisins méticuleux et surtout désoeuvrés, montent en colère, pour signaler une chute de pot, sur leur joli balcon, on entend le son des ambulances, on voit les antennes paraboliques danser et parfois tomber sur les toits. Puis on vit au rythme des pannes d'électricité, plus de machines, plus de chauffage, et surtout plus de connexion Internet pendant quelques instants. Dehors, il n’y a pas âme qui vive, des branches d'arbres à terre, des troncs qui dansent, l'écoulement des eaux est spectaculaire, une véritable inondation, les déplacements à pied sont quasi impossibles.
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
1 commentaires
Libellés : architecture Tel-aviv, climat Tel aviv, hiver tel aviv, photos de Tel-aviv, stormy weather, tel aviv photographies, tel- aviv pictures, tempete sur tel aviv, vents forts
dimanche 27 janvier 2008
La Mercerie de Tsila







Dès mes premiers jours de vie à Tel Aviv, depuis le début installée dans ce quartier, j’ai remarqué la mercerie de Tsila. C’est le genre de magasin qu’on ne remarque pas ou qu’il est impossible d’ignorer. Une mercerie aux couleurs, au style des années 1950, avec les mannequins de l’époque, les couleurs passées des emballages cartons, les petites épingles qui retiennent les articles exposés en vitrine, les chemises de nuit, robes de chambres à fleurs de nos grands mères, les culottes larges aux très grande tailles, les bobines de fil, les agrafes,…Très vite, ce n’est plus la boutique qui retient mon attention mais la femme très âgée qui l’occupe. Je la vois parfois traverser le grand carrefour, avec un pas hésitant et un regain d' attention à l'approche du passage pour piétons, pour continuer à marcher avec un pas très lent mais déterminé vers son repère dont elle s’apprête à faire l’ouverture.
Toujours avec deux cercles bien dessinés de fard rose vif sur chaque joue, un petit sac à main, suspendu à son poignet, un collier de simili perles, des petites bottines de cuir, coquette, elle avance toujours seule parmi les différents passants et gens du quartier, qui s’est considérablement rajeuni depuis un peu plus de 5 ans.
A chaque fois que je passe devant sa vitrine, je m'empresse de vérifier si elle est toujours fidèle à son poste, car elle laisse souvent la porte du magasin entrouverte. Assise derrière le comptoir, parfois, elle est en pleine conversation avec une cliente, je présume.
Cela fait trop longtemps que je souhaite la filmer ou la photographier pour ne pas oser cette fois ci. J'ai le sentiment depuis peu que les heures sont comptées, que nous pénétrons peu a peu dans une autre ère, celle de la disparition de ces vieilles boutiques, celle de la disparition de ces "vaillants". La semaine dernière, j'ai osé lui parler pour la première fois et c’est à cette occasion que j’ai appris son prénom Tsila.
Je suis entrée dans le magasin, j’ai prétexté l’achat d’un bout d’élastique et je lui ai parlé de mon projet.
Elle a fait semblant de ne pas comprendre, en me disant qu’elle n’est pas photogénique, mais elle a répondu à mes questions et elle m’a raconté par bribes les morceaux d’un puzzle, qu’il ne m’était pas difficile d’avoir imaginé avant:
« Ici, le climat est agréable, il fait chaud, les gens quand je suis arrivée, se promenaient tous dans la ville en chemise de coton sans manche, laissant le haut des bras découverts… »
« je tiens cette mercerie depuis que je suis arrivée à Tel-Aviv, dans les années 1950, je suis arrivée seule, après être sortie du camp d’Auschwitz, je n ai personne, je n ai plus personne,.. »
« Je viens de Pologne, j’y pense souvent à la Pologne, mais à quoi bon, . ..
« Je ne me suis jamais mariée. En Pologne, ils ont tué ma mère, ils ont tué mon frère, c’est dans la rue, qu’ils l’ont tué… »
Puis une femme d’une cinquantaine d’année s’introduit dans le magasin, en lui montrant une petite pression, lui demandant si elle aurait la partie manquante de la pression (le pôle positif).
Il s’agit bien là de commerce de détail. Tsila ouvre les tiroirs gris ou elle entrepose son petit stock, elle extrait un tiroir pour le poser sur le comptoir. Elles se mettent à quatre mains, cherchant la pression qui pourrait compléter le jeu. La cliente trouve son bonheur et décide seule, que cela doit valoir un demi shekel, une pièce jaune qu’elle lui remet. En euro, je crois que ça doit équivaloir à la poussière d’une pièce de 20 centimes d’Euros. Tsila semble n'avoir que faire de cette pièce, elle n'est pas là pour vendre.
Quand la cliente sort, tsila me dit, « tu vois, ce que je fais, je suis là pour ça, pour faire des choses complètement inutiles, vendre des boutons à l’unité… »
« ...En fait je suis venue aujourd’hui ouvrir le magasin, parce que je voulais rassurer mes clientes, j’ai fait une chute la semaine dernière, en marchant dans la rue, et depuis cela m’est devenu très difficile de venir ouvrir, ne serait-ce que le trajet à pied de la maison. »
« Je viens pour ne pas rester seule, à la maison »
Une autre femme entre et lui demande cette fois une fermeture éclair, puis elle dirige son regard vers moi, elle me demande si je suis de la famille de Tsila, j’hésite un peu et lui répond:
Depuis une semaine, je passe chaque jour devant le magasin, il est toujours fermé. Il n'y a personne derrière le comptoir.
Mais cet après midi: lueur d’espoir, le vendeur de journaux d’à coté, m’a dit l’avoir vue ce matin, passer en coup de vent.
Alors que je lui demandais s’il connaissait Tsila, il a cherché à savoir si je le questionnais à son sujet pour pouvoir acheter le local de Tsila.
Cela semble surprendre que l’on puisse s’intéresser à une mercerie pleine de poussière, à une vielle femme de 85 ans qui est aussi mercière, aux vieux du quartier, aux vieux de la ville, à l'histoire humaine de ce pays.
Publié par
Telavivdeclick.com
Liens vers ce message blog
2
commentaires
Libellés : architecture Tel-aviv, art et culture en Israel, blog tel aviv, femme tel-aviv, photo Tel-Aviv, shoah, street life in tel-aviv, Tel- Aviv photo, vie à Tel-Aviv
























































