lundi 26 mars 2007

Ménage de Pâques ?

Les fêtes de la Pâques Juive (Pessah) débuteront le 1er Avril avec la recherche des dernières miettes de pain dans les intérieurs et au sein des foyers qui respectent cette fête. Avant le début des fêtes, il est coutume de faire un grand ménage visant à faire disparaître toute trace de pain et de nourriture à base de levain. La Pâques Juive commémore l’exode d’Egypte et la délivrance du peuple juif du joug de l’esclavage.
Pendant cette longue errance dans le désert, le pain était préparé, sans qu’il soit possible de laisser lever la pâte. C’est pourquoi, de façon symbolique, il est fait interdiction de manger du pain et tous produits à base de levain pendant à peu près deux semaines.

dimanche 25 mars 2007

Nachalat Benyamin Street: plongée sur la rue piétonne

La rue Nachalat Benyamin se trouve dans le coeur du vieux Tel-Aviv.Une partie de la rue est piétonne, deux fois par semaine, le mardi et le vendredi, il y a un marché aux artistes, ou l'on peut trouver un grand choix de créations du riche artisanat local. Tout le quartier présente des trésors d'architecture de l'époque des années 1920. Le style architectural de l'époque est un mélange de divers styles d' inspiration Européenne: le style éclectique. L'immeuble de couleur orange sur la droite en est un exemple, avec son toit au dôme argenté. Cet immeuble est aujourd'hui, un petit hôtel de quartier. Sur la gauche, l'immeuble à la façade arrondie, de couleur blanche est un immeuble de style Bauhaus. Au loin on voit les tours qui longent la promenade de la mer: hôtels,bureaux. Entre ces tours et le premier plan de la photo, l'on peut voir les toits des immeubles du vieux Tel-Aviv. Au sud, la ville présente une physionomie chaotique et très peu harmonieuse dans son style et son aspect, c'est ce qui fait le charme de cette partie de la ville.

vendredi 23 mars 2007

Burekas Turques et choco froid: Quartier Florentine

Vendeur ambulant de burekas. Les burekas se présentent comme des petits chaussons de pâte feuilletée, fourrés au fromage, à la pomme de terre, aux épinards, aux champignons...
Ils font partie des multiples spécialités culinaires du pays, qui sont le résultat de l'apport de diverses communautés du monde. Les burakas, viennent, je pense de la région des Balkans. Bien qu'il soit impossible de parler de plats nationaux, les bourekas, comme la pitta au humus par exemple, sont les incontournables, que l'on trouve à tous les coins de rue et désormais au rayon froid des supermarchés. Les vendeurs ambulants de bourekas ou Bagelés (pain aux grains de sésame)sont souvent des hommes très âges,à la peau sèche et aux traits tirés, marqués par les difficultés de la vie. Ils font irruption le vendredi matin, veille du Shabbat ou à la sortie des concerts, le soir. Cette nourriture peu sophistiquée (à mon sens), a été peu à peu supplantée par les pizzas, les hamburgers et une cuisine internationale qui fait la renommée des nouveaux chefs Israeliens. Je pense que l'on assiste aux dernières heures de l'activité de ces artisans-vendeurs, qui font aujourd'hui, partie du paysage local. Ici, l'on se trouve dans une rue du quartier de Florentine, très vieux quartier du sud de la ville, à coté de Jaffa. Ce quartier est en plein bouleversement. Traditionnellement, quartier des grossistes de luminaires, meubles, jouets, accessoires et ateliers en tous genres, et aussi marché aux épices. Depuis quelques années ce quartier est habité par toute une communauté d'artistes qui s'emparent de très vieux hangars et locaux vétustes pour les transformer en lofts. Mais, le gros changement, c'est la vague de développement immobilière. Chantiers de constructions de tours gigantesques qui affectent le caractère de village de ce quartier. Beaucoup de personnes, souvent âgées, ne peuvent plus se permettre le paiement des loyers toujours en hausse. Dans un article de la presse locale; consacré au quartier, je lisais une petite histoire: un vieil homme très malade, contraint de partir vivre ailleurs, prend le bus tous les jours et vient s'asseoir toute la journée en face de son immeuble, qu'il se contente de regarder.

jeudi 22 mars 2007

Essayage entre femmes: Dizengoff Street



La rue Dizengoff traverse la ville du nord au sud. Principale rue commerçante, elle fait partie de l'histoire de Tel-Aviv, pour ses cafés, ses boutiques de mode et son animation. Ce que j'aime dans cette rue, c'est qu'on y trouve encore des cafés ou des commerces datant des années 1950. Les vitrines ou le mobilier n'ont pas changés depuis cette époque. La plupart des gens ici, font leur shopping dans les centres commerciaux, que j'exècre pour leur homogénéité, l'air conditionné à fond, les fastes artificiels et la musique sans âme. Quand je suis arrivée à Tel-Aviv, la rue Dizengoff avait perdu de son aura, supplantée par l'animation, la modernité et l'attrait pour les centres commerciaux. La vague d'attentats pendant les premières années de la seconde intifada, a probablement, également contribué à la désertion de cette rue. Depuis un ou deux ans, on assiste à son renouveau: nouvelles enseignes, modernisation du design des magasins, cafés branchés, ravalement des immeubles. La vie et les passants refont surface. La rue Dizengoff est toujours le temple destiné aux boutiques de robes et accessoires de mariées. Souvent le jeudi soir, fin de semaine ici, on assiste, aux travers des vitrines nombreuses de ce type de boutique, aux essayages et conversations privées d'un monde exclusivement réservé aux femmes.

" Les chants du crépuscule" : Nouveau Port Tel-Aviv

En semaine, les planches du nouveau port sont très peu fréquentées.
A la nuit tombée, après que la journée ait été passablement nuageuse, voila le genre de spectacle auquel on peut assister.
Je n'ai pas de commentaire particulier à faire sur cette image, la lumière parle d'elle même. C'est Victor Hugo, je crois, qui intitulait l'une de ses oeuvres "les Chants du crépuscule".

mardi 20 mars 2007

Des corbeaux et des gens: Esplanade du musée d'art moderne



Esplanade du musée d'art moderne de la ville de Tel-Aviv. Cette sculpture est apparue il y a quelques mois, je n'ai pas encore trouvé le nom de son auteur. Personne ne sait si elle est installée provisoirement ou de façon définitive. Sur une plateforme surélevée, différents personnages et des corbeaux en fer, se croisent sans heurt,dans la ville, visiblement en harmonie. Ce qui a retenu mon attention c'est la représentation apparemment anodine du corbeau, au sein d'une oeuvre d'art, alors que le thème du corbeau ne semble pas être le sujet principal de cette oeuvre. Comme s'il s'agissait de simples oiseaux, les corbeaux, ici, semblent s'intégrer au quotidien banal d'une scène de vie urbaine.
A Tel-Aviv, cela m'a beaucoup surpris au début, il est possible de voir et d'entendre le cri des corbeaux. Quand j'en parle autour de moi, à mes amis qui sont nés ici, ils ne comprennent pas mon dégoût et mon étonnement. Ils me répondent que le corbeau est un oiseau, certes agressif, mais très intelligent. Il semblerait que toute la noire mythologie, évoquant les signes de mauvais augure, le nom donné aux délateurs et je n'evoquerai pas toutes les associations, se soit arrêtée aux portes du Moyen Orient. Je n'ai pas encore pris le temps de me documenter sur ce sujet. Mais il est intéressant de réaliser à quel point notre culture conditionne souvent notre perception des oeuvres de la nature.

dimanche 18 mars 2007

Petite pause entre 2 coups de balai: Weizmann Street



J'observe souvent ce Monsieur qui balaie certaines rues de mon quartier. Il a toujours ses écouteurs sur les oreilles, ce qui lui permet semble t-il de s'extraire de notre monde. Ses pauses sont très méthodiques, parfois ce sont des exercices pour détendre les articulations de ses mains, parfois il se frictionne les cuisses, tel un massage sportif. La plupart des Balayeurs de rue, sont des immigrés en provenance de l'ex Union Soviétique. Souvent très diplômés, il n'est pas rare de les voir lire pendant leur pauses, de la littérature Russe, assis sur un banc, à coté de leur outil de travail : une poubelle cylindrique en fer rouillé, un ou deux balais et toutes sortes de sachets plastiques suspendus et bien remplis.

samedi 17 mars 2007

Hayarkon Street, vers 18h00



Nord du boulevard Hayarkon, une des artères principales qui longe la mer du nord au sud de la ville. A la nuit tombée, sur la partie nord peu éclairée, essentiellement empruntée par la circulation dense des véhicules qui entrent et sortent de la ville, la vitrine d'un magasin de luminaires aux strass et aux formes extravagantes, fait figure de monument.

jeudi 15 mars 2007

Après la pluie, Planches du Nouveau Port, Tel-Aviv



Le nouveau port de Tel-Aviv, avec sa promenade de planches en Teck, ses cafés branchés, ses boites de nuits, ses restaurants, ses boutiques de mode, est la nouvelle fierté de notre ville. Grâce à ce dernier projet de modernisation et d'embellissement de la ville, il est désormais possible de se promener à pieds ou à vélo, du nord au sud de la ville, le long de la mer, jusqu'au port de Jaffa. Il y a deux ans à peine, ce port était quasiment à l'abandon avec les anciens docks datant des années 1940. Le port de Tel-Aviv fut construit pour remplacer le plus vieux port du monde: le port de Jaffa. Transformé aujourd'hui, en centre de sorties et de loisirs, il n'a de port que le nom.