lundi 30 avril 2007

J' aime cette ville...


Tous les jours à l’entrée de l’autoroute, au nord de Tel-Aviv, je passe devant cet énorme portrait de Philippe Starck, accompagné d’une citation de lui en guise de slogan publicitaire.
« j’aime cette ville, elle mérite mieux ». Une traduction plus exacte serait, « …elle mérite qu’on s’occupe d’elle ».
Cet encart est placardé à l’entrée d’un projet immobilier d’envergure, actuellement en fin de construction dans le vieux quartier nord de Tel-Aviv.
Je me souviens encore, lorsque l’on est venu vivre dans ce coin, de l’enchevêtrement de petites cabanes, les gens vivaient à plusieurs dans des sortes de bidons villes, probablement tous installés ici depuis des années, sans aucune autorisation. Il y avait même une synagogue installée dans une sorte de caravane, un cube de taules blanches avec un chandelier sur son toit.
Tout cela, n’est plus. Je regrette de n’avoir pas capturé en image, ces témoins d’une histoire qui change, celle de la ville de Tel-Aviv, qui prend les allures du destin des grandes métropoles.

dimanche 29 avril 2007

Toit de tuiles, vers Allenby street

On ne trouve ce type d’architecture qu’au sud de Tel-Aviv, dans les quartiers proches de la ville de Jaffa, qui forment avec Tel-Aviv, une seule municipalité.
Cette maison se trouve dans une rue que j’adore, qui mène au grand marché Carmel (shouk Ha Carmel) et au vieux quartier des juifs venus du Yémen (Keren Hatemani).
Les vieilles maisons de Tel-Aviv, résistent mal au temps qui passe, à la corrosion liée aux effets de l’air marin, au manque d’entretien et de rénovation, qui ne dépendent pas de la ville. Pourtant ces constructions, n’ont pour la plupart même pas 100 ans. Hors un siècle en Israël, c’est une éternité. Ces maisons aux toits de tuiles sont inspirées des modèles de l’architecture Européenne, importés localement par les premiers immigrés Européens en Palestine.
La forme au toit incliné, ne fut pas retenue, lors de l’urbanisation massive de Tel-Aviv dans les années 1930. En effet, conçus pour permettre l’évacuation des eaux, ces toits ne sont pas d’une grande utilité face au climat local.
A l’image de ce qui se passe dans beaucoup d’autres grandes villes, elles sont progressivement rasées, pour être remplacées par des tours.

samedi 28 avril 2007

Réunion au sommet


A mon arrivée à Tel-Aviv, j'avais observé que les installations électriques étaient particulièrement peu elevées. Puis après en avoir fait le fâcheux constat, je l'ai vite oublié. Ce soir avant le coucher du soleil, une multitude d'oiseaux, formant un concert de notes de musiques sur les fils électriques, sont venus s'y poser quelques instants. Cela m'a rappelé, que l'oeil s'habitue à tout, je ne faisais plus cas de tous ces fils, dans mon quartier depuis bien longtemps.
Puis je me suis dit que la perception des choses qui nous entourent dépendait du moment et de la manière dont on les regardait.

mercredi 25 avril 2007

Café Tsfoni : sur la plage de Tel-Aviv, vers 19h00

Plage déserte, un petit vent qui monte en début de soirée.
Un café avec des lampes fluorescentes comme des sucettes acidulées. Des chaises vides, pendant encore quelques semaines.
Je me suis échappée à mes obligations familiales, pour regarder la mer, une demi- heure, ne le dites a personne….

mardi 24 avril 2007

Yom Hatsmaout: Fête de l'Indépendance

Lors de la fête de l’indépendance, qui commémore la création de l’Etat d’Israël, qui fête cette année ses 59 ans, le drapeau national s’affiche un peu partout dans les rues. Sur les façades d’immeubles, aux balcons, aux fenêtres des voitures.
A cette occasion j’ai pensé qu’il serait intéressant de se pencher sur l’origine de son symbolisme.
Les couleurs et les motifs du drapeau Israélien sont un choix qui remonte a plus d’un siècle. A l’époque, l’état d’Israël n’était qu’une aspiration, perçue comme plus ou moins utopique et la Déclaration Balfour (1917), préconisant l'établissement d'un « Foyer Juif » en Palestine, n'avait même pas encore vu le jour. Le drapeau symbolisant un futur état pour le peuple Juif a été adopté par le mouvement sioniste au XIX e siècle et repris lors de la création de l'État d'Israël en 1948. Les proportions du drapeau, ses couleurs (blanc et bleu) et les deux bandes horizontales évoquent le talith, châle de prière dans lequel les hommes se drapent lors des prières. La couleur bleu ciel évoquerait celle du firmament, la couleur blanche, celle de la pureté. Il comporte également, en son centre l'étoile de David ou « Maguen David » (de l'hébreu littéralement “ Bouclier de David”). Divers interprétations sont fournies quand a l'origine de cette étoile, qui bien que devenue un des symboles du Judaïsme comme la croix désigne le Christianisme, n’est pas un symbole religieux. L’étoile à 6 branches est un symbole universel représentant l’équilibre. Formée de deux triangles, un à l’endroit, un à l’envers, ses six sommets symbolisent les six jours de la semaine, le septième jour, celui du repos divin (le shabbat), étant symbolisé par le centre de l'étoile. C'est en quelque sorte une représentation de la plénitude du chiffre sept, chiffre sacré. L'hexagramme représenterait aussi le mariage entre le fini et l'infini, celui entre le monde visible et le monde invisible. Pendant longtemps dans le judaïsme, la représentation de cette étoile est restée discrète, car considérée comme un dessin magique protecteur, porté sur des amulettes.

lundi 23 avril 2007

Jour de deuil-Jour de fête




A 11h00 ce Lundi, une deuxième sirène a retenti, honorant la mémoire des 22 305 israéliens tués au combat ou victimes du terrorisme depuis les débuts du sionisme.
L’arrêt des automobilistes, sur les voies rapides, pour se recueillir debout pendant deux minutes, reste l’image la plus marquante. Cette journée de deuil marquée par la visite dans les cimetières, devient ensuite un soir de fête, celle de la fête de l’indépendance, ou Israël fête cette année son 59 eme anniversaire.
Depuis la création de l’Etat Hébreu en 1948, la population a atteint 7 150 000 personnes. Le jeune Etat comptait 806 000 habitants en 1948. Elle est composée de :
5 725 000 Juifs israéliens (76%)
1 425 000 arabes musulmans et chrétiens (20%)
310 000 d’autres religions, essentiellement chrétiens. (4%)


(sources http://www.israelvalley.com/, Site Officiel de la Chambre de Commerce France Israël )

dimanche 22 avril 2007

Les Absents: Journée de la mémoire. Préparatifs de la cérémonie de ce soir, Place Rabin, 12h00.


Chaque année, à la même époque, Israël célèbre le très douloureux Yom Hazikaron: journée dédiée à la commémoration des combattants et victimes du terrorisme. Cet événement national est célébré aux travers de nombreuses cérémonies dans tout le pays.
Les radios et télévisions évoquent aux travers de témoignages de la famille ou d'amis, le souvenir de tombés au combat ou dont la vie a été arrachée lors d’attentats terroristes, parfois deux, trois membres d'une même famille.
Au sein des écoles, de jeunes écoliers de 11 ou 12 ans récitent la liste des noms des anciens de l’école, tués parfois au même age que le leur.
A 20h00 retenti une sirène d’une minute, durant laquelle, dans la rue, dans les maisons, dans les hôpitaux, les conducteurs, les vieux, les enfants, les malades, … se tiennent debout et immobiles. Pour ne pas oublier. Le soir, à Tel-Aviv, sur la place Rabin, devenue tristement symbolique, de nombreux chanteurs et intellectuels du pays, animent une soirée solennelle en souvenir des victimes. Ces deux photos ont été prises, cet après-midi, lors des préparatifs de la cérémonie de ce soir.

De Retour De Chine



Après avoir quitté Tel-Aviv pour découvrir Beijing et Shanghai en famille, je ne peux résister à la tentation du hors sujet en délivrant un post photo représentant une scène de rue de Shanghai.
Je me remets au boulot sur ma ville et reprends mon blog dans les prochains jours.