mercredi 30 mai 2007

Rue Florentine

La rue Florentine a donné son nom à l’un des quartiers les plus branchés de Tel-Aviv, le quartier Florentine. David Florentine, 1876-1941, a présidé le mouvement Sioniste de Salonique, en Grèce, avant d’être contraint de fuir la Grèce, pour venir s’installer à Tel-aviv, où il a occupé des fonctions politiques au niveau local. Ce quartier fut construit par des juifs de Salonique, qui ont réussi à fuir les rafles nazies pendant la seconde guerre mondiale.
Quartier d’artisans, populaire et traditionnel d’un point de vue religieux, Florentine est en train de devenir le "Village" de Tel-Aviv, avec ses cafés, restaurants et communautés d’artistes.

mardi 29 mai 2007

La city de Tel-Aviv


Les quartiers du Nord de Tel-Aviv se prolongent sur la ville de Ramat Gan, dont le quartier des affaires,aux allures de New-York, est en fait considéré comme la City de Tel Aviv.
Ramat Gan qui veut dire « les hauteurs du jardin » était une petite ville, très verte et remplie de champs agricoles, avant que l’urbanisation et le développement économique n’en décident autrement.
Traditionnellement, on appelle ce quartier le quartier de la bourse du diamant, dont les activités sont concentrées dans une tour. Beaucoup de sociétés High tech se sont ensuite développées dans les nombreux grattes ciel tout autour, formant ainsi un noyau d’affaire.
Dans la rue Touval, DOMINIQUE, un restaurant-traiteur Français, nous offre le plaisir immense de retrouver les saveurs uniques des sandwichs, à la baquette croquante, aux feuilles de laitue fraîches et des quiches, façon Française.
C’est la nuit que ce coin de la ville devient intéressant d’un point de vue visuel.

lundi 28 mai 2007


La Grande Synagogue de Tel-Aviv, sur la rue Allenby, se trouve dans un quartier de la ville où se concentrent beaucoup de bâtiments de la même époque. Construite en 1926 puis rénovée en 1970, cette synagogue est toujours active et est essentiellement fréquentée par des personnes âgées du quartier, en dehors des fêtes importantes. Les vitres du bâtiment offrent de nombreux vitraux qui sont une reproduction des vitraux de fenêtres de synagogues Européennes, détruites durant l’holocauste.
On trouve à Tel Aviv près de 500 synagogues dont 350 sont en service actuellement.

La ville de Tel-Aviv organise une visite guidée ( pour les groupes) de certaines synagogues de la ville.
L’ Association pour le tourisme de Tel-Aviv-Jaffa a ouvert un bureau près des plages de Tel-aviv: TEL-AVIV PROMENADE, 46 Herbert Samuel Street,Telephone: +972 3 5166188

dimanche 27 mai 2007

Mobiles

Cela fait plusieurs mois déjà, que j’aperçois à différents endroits de la ville, plutôt dans les quartiers branchés et jeunes du centre et du sud, une à deux paires de chaussures à lacets ainsi suspendues aux fils électriques.Ce sont toujours des chaussures de sport ou de marches, et cela ne semble pas attirer l’attention, ni surprendre les gens du quartier qui semblent s’y être habitués.
Lorsque je repasse une à deux semaines plus tard, souvent l’emplacement a changé, ou ce sont d’autres modèles qui sont suspendus ou bien elles disparaissent pour réapparaître un mois plus tard.

Si quelqu’un sait de quoi il s’agit, merci de me livrer les secrets de ces mobiles.

samedi 26 mai 2007

Café Poua, puces de Jaffa

Ce soir un grand concert est organisé au Port de Tel-Aviv en faveur du Congo. Tel-Aviv concentre une population jeune, militante et très engagée politiquement. Cette initiative de solidarité est exemplaire. La semaine prochaine une telle initiative de soutient et de sensibilisation à Tel-Aviv, qu'on appelle "la bulle", se tournera peut être, au profit des populations civiles de la ville de Sderot (Sud d’Israël, région du Néguev ) qui est devenue la cible privilégiée d'envois de fusées roquettes lancées depuis la bande de Gaza, située a 2 km. A Tel-Aviv, rien n’a changé on continue de promener son chien, de faire du vélo, de traîner dans les petits cafés au charme rétro… Mais moi, bien qu hésitant longuement à évoquer ne serait-ce que le nom de la ville condamnée, de la ville oubliée, de la ville où les journalistes ne courent pas les rues, il m’était impossible ce soir, de continuer à faire semblant de ne pas savoir.

mercredi 23 mai 2007

Synagogue "l' Amour de la Charité'', quartier Florentine


En Israël, la journée d’hier et d’aujourd’hui sont des jours fériés.
Depuis mardi, c‘est la fête de Shavouot, qui signifie semaines au pluriel en Hébreu.
Sept semaines après la fête de la Pâque Juive (qui commémore la sortie d'Egypte du peuple Juif), la fête de Shavouot commémore la date anniversaire du don des dix commandements à Moïse et au peuple Juif, sur le Mont Sinaï.
En Israël, Shavuot célèbre également la saison des récoltes et des moissons.
Les juifs respectant les mitsvot (commandements religieux), fréquentent assidûment les synagogues pour célébrer le don de la Torah, prient et étudient, en respectant un repos complet, tel le jour du shabbat.
Laissant volontairement de coté les rites et symboles religieux, les juifs qui se définissent comme laïcs, s’attacheront à célébrer cette fête comme le symbole exclusif du Printemps, des fruits, des moissons, notamment autour d'un repas à base de produits laitiers.

mardi 22 mai 2007

Vue de la pointe de Jaffa


Traditionnellement, les vues panoramiques de la ville, offrent des images des plages de Tel-Aviv et tours longeant la mer, depuis les hauteurs de Jaffa. Ici j’ai cherché à faire le contraire, offrir un panorama de la baie de Jaffa depuis Tel-Aviv.
Il m’a fallu pour ça, repérer un point, très élevé dans la ville et qui ne soit pas une tour, pour éviter les vitres des fenêtres qui ne s’ouvrent pas.
Ce type de vue du port de Jaffa, plus généralement saisie de face, depuis un bateau en mer, se retrouve sur beaucoup de cartes postales et archives historiques du XIX e siècle. A une époque où cette région du monde fascinait l’Europe coloniale. L’orientalisme, les voyages de pèlerins Chrétiens, la découverte de l’Orient, ont contribué à diffuser des images et des tableaux offrant des scènes de vie locales et des vues imprenables sur des paysages qui évoquaient un lointain exotique, fascinant et nourrissaient un imaginaire en soif d’aventure.

lundi 21 mai 2007

Mauvais titre

Selon un rapport de l'Institut national des caisses d'assurance-maladie, effectué en 2007, en Israël le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté s’élève à 1.6 million, dont 730.000 enfants. Cela représente environ un quart de la population.
En Israël, un enfant sur trois connaît la faim.
La faim est un phénomène de plus en plus répandu dans un pays dont le budget est sérieusement grevé par les dépenses militaires.
Les personnes issues de l'immigration de l'ex Union Soviétique et d'Ethiopie, les Arabes Israéliens, les milieux ultra Orthodoxes, sont les populations les plus frappées par ce phénomène récent en Israël. Jérusalem est la ville la plus pauvre d'Israël. Capitale de la vie économique, centre des affaires, de la culture et des loisirs, Tel-Aviv reste épargnée par les phénomènes d'extrême pauvreté, qui se concentrent dans les régions de la périphérie, dans les zones de développement et les villes du sud du pays. En Israël la misère reste pudique, elle ne se rencontre pas forcement dans les rues. Il faut vouloir la voir.

dimanche 20 mai 2007

Le Narguilé


Bédouins du Néguev préparant le narguilé pour un groupe de touristes, venus passer la nuit au cœur du désert, dans des tentes bédouines installées pour le groupe.

Les bédouins circulent dans le Proche-Orient depuis des siècles. Nomades, certains se sont fixés sur une terre et, génération après génération, y sont restés. Hommes du désert, certains ont choisi le Néguev pour se poser. Les bédouins du Néguev ont la nationalité Israélienne depuis 1953.
Regroupés en tribus, ils vivent souvent dans des tentes et autour d'installations de fortune, installées dans divers emplacements du désert du Néguev.
Ils se sédentarisent également dans des villes de développement dans cette région du sud du pays. Certains travaillent au sein de petites activités tournées vers le tourisme (tours de chameaux, événements dans tentes bédouines, station-service sur les routes du Néguev, marché de Beer sheva, …). Quand ils interviennent au sein du circuit économique, les bédouins du désert travaillent occasionnellement pour le compte d'autres bédouins plus entrepreneurs et qui parlent l'Hebreu.

mardi 15 mai 2007

Ready-made


Voilà à quoi peuvent ressembler les réceptacles communément appelés boîtes aux lettres au sein des immeubles de type Bauhaus, avant leur réhabilitation.
Plus la peine de courir les galeries et expos Surréalistes pour dénicher des ready-made, ils sont là, devant nos yeux, il faut juste oser passer le pas des entrées d’immeubles.

Avant que l’Unesco ne déclare la ville de Tel-Aviv Patrimoine Culturel Mondial en 2003, l’ensemble du patrimoine architectural Bauhaus de la ville était en total délabrement.
Pour l’instant 1500 immeubles sur environ 4000, profitent d’un projet de vaste rénovation initié par la ville en partenariat avec les propriétaires qui le souhaitent, sous forme d’incitations fiscales.
Depuis, chaque année en Juin, la ville de Tel-Aviv fête « la laila Halavan » : Nuit blanche, pour célébrer la richesse de son patrimoine de style International et la décision de l’UNESCO.

Immeubles Bauhaus ou pas, je n' ai jamais compris pourquoi, la tenue et la gestion des boîtes aux lettres, des immeubles de Tel-Aviv, semblent poser de telles difficultés.
Traditionnellement occupés par des jeunes, pour des courtes durées, le marché immobilier du centre et du sud de la ville, où se concentrent ces immeubles, était un marché locatif. Immeubles souvent laissés à l’abandon, sans réel système de gérance, ça ne viendrait à l’idée de personne de s’afficher, sait-on jamais qui vous cherche. L’affichage des noms faisant souvent défaut, les administrations et tous les prestataires de services ont pris l’habitude de se fier uniquement au numéro d’appartement. Mais, souvent, ce numéro ne figure ni sur la boîte ni à la porte de
l' appartement, il faut donc se référer au contrat ou au cadastre.
Même si ce numéro d’appartement ne permet aucune réelle identification, il ne faut pas s’étonner de devoir continuer à le donner, afin que formulaire administratif ou autre puissent assidûment être complétés par l’opérat(eur) ou ( rice). Malgré tout cela, il ne faut pas non plus être surpris de se voir remettre des fleurs, des colis par un livreur, fatigué dans sa quête du seul numéro d'appartement qu’il possède en vue de cette livraison.
Cependant avec le développement des nouvelles tours, plus besoin de frapper à toutes les portes, d’héler aux fenêtres, d’accoster dans l’escalier, en plus des boîtes aux lettres, des digi-codes et des interphones, la baby-sitter de l’immeuble veille: le concierge.

lundi 14 mai 2007

Accessoirement


Depuis une dizaine d’années, les commerces des sex-toys et des animaux de compagnie, ont pénétré le marché Israélien. Au nord de Tel-Aviv, cela peut donner ce genre de rencontre hasardeuse ?

Enseigne rose fluo: «Aimer à nouveau». Chaîne de magasins "sexe line" ( la ligne du sexe): Vente d'accessoires érotiques.
La deuxième enseigne: chaîne de magasins d'accessoires pour animaux domestiques.

dimanche 13 mai 2007

Equilibre provisoire ?

"Nous ne retournerons pas au Liban".

Cette photo a été prise rapidement, alors que je conduisais, dans le sud de Tel-Aviv, vers la rue Tchernikovsky.

samedi 12 mai 2007

Riivière Hayarkon


La rivière Hayarkon longe les quartiers Nord de Tel-Aviv d'est en ouest, pour se jeter dans la mer Méditerranée au niveau du Port de Tel-Aviv.
Le long de cette rivière, l’immense parc Ganei yehoshua à l’est( lieu de concerts et de loisirs en plein air), est prolongé par le parc Hayarkon offrant une promenade pédestre qui arrive jusqu'à Jaffa.

vendredi 11 mai 2007

Oser l’affichage


Je crois ne pas trop m’aventurer en parlant d’une véritable culture locale des petites annonces, en dehors de la presse. Chaque café, librairie, supermarché, prestataire de service du quartier offrent son petit tableau d’affichage. Mais les plus connus restent ceux installés à chaque coin de rue.
Prévus au départ pour les petits services, ils deviennent de plus en plus souvent le lieu d’affichage des derniers concerts de DJ à la mode, des stages de yoga, des forums ou parlera le dernier gourou en vogue venu d’Inde et des rencontres spirituelles, en tout genre. Les afficheurs se livrent une telle guerre, pour atteindre la meilleure visibilité, que parfois l’épaisseur en volume de papier du tableau, transforme le tout en une œuvre de papier mâché, rendant le tout totalement illisible. Cependant les annonces sont régulièrement consultées et il est visiblement possible d’y trouver matière à réflexion.

Depuis 3, 4 ans la mode des pantalons taille basse s’est imposée comme un incontournable du féminin contemporain. J'ai cru au début que ce phénomène ne concernait que la mode en Israël. Mais non, en voyageant, je m’aperçois que la culotte, le string et les hanches s’affichent dans toutes les rues des villes « branchées ». Mais à Tel-Aviv, ce n’est pas comme à Paris, ou seules règnent en déesses de la ville les petits taille 36. Ici, les femmes, dégagées de tous les complexes qu’imposent la vie au sein des capitales du mannequinât, se fichent pas mal de descendre dans la rue en caleçon, en training ou jean, alors qu’une partie de leur 44 a du mal à trouver où se loger. Elles ont choisi de faire fi des éventuels commentaires, dévoilant avec détermination leur corps décidément si mal enveloppés dans ces bas trop bas.

jeudi 10 mai 2007

En sortant de l'école: Sud de Tel-Aviv, rue Wolfson

La communauté Philippine compte actuellement environ 35.000 personnes déclarées en Israël. De religion catholique, ils sont très attachés à la terre sainte et fréquente assidûment les nombreuses églises du pays. Ils sont répartis entre les trois grandes villes de Haïfa, Jérusalem et Tel-Aviv.Venus pour travailler dur, ils s’occupent pour la plus part d’entre eux, de personnes âgées à domicile et à temps complet. A Tel-aviv quand ils louent leur propre logement, ils habitent à plusieurs, essentiellement dans les quartiers sud, autour de l’ancienne gare centrale des autobus (Takhana Hamerkazit Hayeshana). Souvent, les enfant, naissent et grandissent en Israël. Ils fréquentent les écoles Israéliennes et parlent un Hébreu parfait.
Ce sont les femmes surtout qui m’impressionnent de courage et d’abnégation. Souvent elles ont quitté les Philippines, en laissant dans leur villages, enfants, mari et famille, pour venir travailler seules. Toutes les fins de semaines, elles se précipitent avant la fermeture des bureaux de poste, pour envoyer leur paye, convertie au préalable en Dollars, à la famille restée là bas.

Pour plus de détails sur cette communauté, je vous renvoie à un article très bien documenté, que j ai trouvé en Français, sur le magazine on line : un écho d’Israël, édité par un groupe d’amis Chrétiens vivant en Israël.

mercredi 9 mai 2007

Une femme au travail: Puces de Jaffa, 10H30

Je n’ai pas de commentaire à formuler aujourd’hui, je ne suis pas d’humeur.
J’avais prévu l’envoi d'une autre photo des puces de Jaffa, mais celle ci shootée dans la série bousculée de ce matin résonne avec mes préoccupations et mes frustrations d’aujourd’hui.
Les enfants, on les fait à deux, après c’est autre chose.
Les défaillances ne sont pas forcément imputables aux hommes, c’est tout un système de pensée et d’organisation de nos sociétés qui doit changer.
Dans ce domaine, Israël a encore beaucoup à apprendre.
Je vous laisse, j’entends : « maman, maman, maman, mais qu’est ce que tu fais, pourquoi tu ne réponds pas,… » et toutes sortes de cris d’animaux inquiétants entre les deux sœurs.

mardi 8 mai 2007

Marchons, marchons,...


En 1934, Tel Aviv reçut son statut municipal, et en 1950, elle fut rebaptisée Tel Aviv-Yafo, la nouvelle municipalité absorbant le Vieux Jaffa.
Cette année là, Tel-aviv reçevait pour sa deuxième édition la Foire Levantine du commerce International (en Hébreu Yerid Hamizrach). Cette rencontre réunit à l’époque une vingtaine de pays dont la France, l’Italie et la Belgique. Visionnaire, cette initiative avait vite intégré l’importance stratégique de l’emplacement de cette région du monde, dans le développement des relations commerciales entre l’Europe et l’Afrique.
A chaque pays, son pavillon. Israël présentait cette sculpture massive d’inspiration cubiste, crée par un architecte et designer de l’époque pour le compte de l’unique société de construction. Cette société, dépendait du mouvement socialiste Histadrout, d’où l’inscription sur la statue:
« le travailleur hébreu ». Les pavillons des différents autres pays exposants, ont disparu aujourd’hui. Seul, demeure ce « Travailleur » en marche vers la construction d’un futur état, à coté des vieux docks, dans la partie, non encore rénovée, du port de Tel-aviv.
Je joins à ce post une vieille photo en Noir et blanc, saisie à l’époque de cette foire. Elle provient d’une riche collection de photographies historiques : http://www.old-picture.com, consultables on line et couvrant la période de 1850 à 1940.


lundi 7 mai 2007

Les débuts en Israël, de la diffusion d’un artisanat d’origine Ethiopienne ?

Une artiste d’origine Ethiopienne à l’oeuvre dans une galerie extérieure du Musée Eretz Israël.
Ses figurines en terre cuite se vendent au sein de la boutique, à l’entrée du musée.
Le musée Eretz Israël est consacré à l’histoire et la culture d’Israël. Les pavillons des expositions permanentes abordent des disciplines aussi variées que l’archéologie, l’ethnographie, le folklore, les objets l’artisanat ethnique….
Le musée propose également une exposition permanente sur l’histoire de la poste et du timbre en Israël. Il offre, régulièrement de très belles expositions de photographies historiques et contemporaines.

dimanche 6 mai 2007

Fête de Lag Baomer: Les feux de la place Kikar Hamedina



Samedi soir a marqué le début de la fête de Lag Baomer, littéralement le trente-troisième jour du Omer (mois Hébraïque).
Le Omer était à l'origine une période joyeuse, entre la fête de la sortie d'Egypte et celle du don de la Torah et des Dix Commandements aux Israélites. Intervenant 33 jours après le premier jour de la fête de la Pâque Juive (Pessah), ce jour a été fixé, comme date de commémoration de la révolte de Bar Korba contre l’occupation romaine et également comme date anniversaire de la mort (Hiloula) du grand Rabin, Rabbi Shimon Bar Yohaï. Kabbaliste, ce grand sage, auquel on attribue une partie du Zohar (« Livre de la Splendeur ») est aussi connu pour sa lutte contre le pouvoir établi.
Selon certaines traditions, Lag Baomer représente également la fin d’une période d’affliction et de deuil en mémoire de la mort de milliers d’étudiants de Rabbin Akiva à cette période de l’année. Les Israéliens marquent ce jour en allumant des feux de joie dans tout le pays agrémentés de repas abondants, de jeux et de chansons.
Le gouvernement israélien a décidé de faire de Lag Baomer un jour national en l’honneur des réservistes de Tsahal. Comme tous les ans, la tombe de Rabbi Shimon Bar Yohaï à Meron près de Tibériade attend plus de 100.000 visiteurs pèlerins, au cours des prochains jours.

Pour préparer ces feux, sans que les parents n’aient un mot à dire là dessus, il est traditionnel, que les enfants dés l’age de 7, 8 ans, passent la semaine qui précède, à explorer les rues à la recherche de bois. Ils ramènent leurs trouvailles dans des caddies empruntés dans les supermarchés.

samedi 5 mai 2007

Tel-Aviv brûle t-il ? : Place Kikar Hamedina, 21H30




Le Kikar Hamedina est la place « la plus chic » de tout Tel-Aviv, voir de tout le pays. Son nom se traduit d’ailleurs par la place du pays. Située au nord de Tel-Aviv, formant un très grand cercle, elle concentre de nombreuses boutiques luxueuses distribuant les grands noms de la mode internationale.

Chaque année à la même époque, les écoles primaires du système non religieux de Tel-Aviv, organisent le soir, des grands feus de camps avec buffets sur le pouce.
Le mystère vous sera révélé demain...

vendredi 4 mai 2007

No comment



Alors que je m’intéressais à l’architecture de cet immeuble, voilà ce que je lis en tournant la tête vers l’immeuble d’en face: ( double clic sur la photo).
Cela c’était hier, en début de soirée, alors que commençait sur la place Rabin, une grande manifestation de 200.000 personnes, réclamant la démission du chef de gouvernement Ehoud Olmert et d’Amir Peretz, suite à la publication des conclusions du rapport Winograd.

jeudi 3 mai 2007

Vers une révolution à la Française ?


Il est difficile de ne pas évoquer l’actualité tumultueuse de ces derniers jours. Pourtant j’aurais préféré évoquer d’autres thèmes.

Une manifestation étudiante a démarré depuis quelques semaines, après que des réductions budgétaires significatives aient été votées en défaveur de l’éducation. Les étudiants contestent également l’augmentation « indécente » des frais d’inscriptions au sein des universités et des différentes écoles d’enseignement supérieur du pays. Sur un tract distribué par les étudiants en éducation au sein du séminaire « Haseminar Hakibbutzim » ( photo), voici ce que je lis rapidement :
- aujourd’hui, seulement un tiers des Israéliens ont accès à une éducation supérieure.
- le droit à l’éducation et à une formation élevée est un droit fondamental au sein d’un pays démocratique, au 21 e siècle.

En Israël, l’accès à l’université n’est pas un droit comme en France. Il faut passer toute une série de tests assez fastidieux qui relèvent à la fois de la connaissance, de l’entraînement et de la chance : les tests psychométriques. Avant que cette réforme à la hausse n’intervienne, il fallait pouvoir payer pendant toutes les années d’étude, une somme à peu près équivalente à la moitié des frais exigés au sein des grandes écoles de commerce en France.

Sur le balcon de type Bauhaus, au coin de la rue Washington, quartier Florentine, la banderole suspendue : « Ils détruisent notre quartier ». Ce slogan exprime le vif mécontentement suscité par les bouleversements immobiliers, en plein développement dans le quartier. Il semblerait, qu’il émane d’un mouvement qui se réclame de l’anarchisme. Sans savoir si cela présente un rapport direct avec les slogans affichés, j’ai effectivement constaté, ces derniers temps, l’apparition nouvelle de jeunes punks qui se promènent un peu partout dans le quartier et une accumulation sur les murs, de tags, aux forts accents révolutionnaires.

mercredi 2 mai 2007

Correctif Shalom tag, post du 1er Mai 2007

Mon petit mari qui a des notions d'Arabe et moi qui semble t-il doit réviser mon alphabet Hébreu, me fait remarquer ce matin que l’inscription au centre du tag est écrite en Arabe. Le sens symbolique du tag revêt une toute autre signification. L’étoile de David disparaît au profit de la paix. Concéder symboliquement l’étoile, dans une forme d’expression artistique populaire, ce n est pas pareil que de vouloir la faire enlever. Je ne souhaite pas faire de ce blog une tribune politique. Mais je me devais de rectifier cet impair linguistique et interprétatif.

La calèche du XXI siècle: « Vieilles choses » : Allenby- Ben yehuda streets, 11h00


Ce type de calèche se promène, une à deux fois par semaine, dans tout Tel-aviv, avec toujours deux cochers à son bord. L’un deux crie à la cantonade, de manière répétitive : « Alti zachen, alti zachen, alti zachen ». Cela m’a pris quatre ans avant de comprendre que cette phrase signifie en langue Yiddish : « vieilles choses ». Normal je ne parle ni l’Allemand, ni le Yiddish. Ce système privé de récolte et de récupération des vieux objets et jetés dans les rues, date du début du siècle. Une fois que je souhaitais en faire le sujet d’un petit film documentaire dans le cadre de mes études, celui qui m’enseignait réagit avec moquerie à mon idée. Comment pouvais-je m’intéresser à des choses aussi insignifiantes, en Israël et au moyen orient. Pour lui le simple fait que ces calèches appartiennent à des personnes qui en font leur commerce ou se contentent de les redistribuer dans leur entourage proche, empêchait toute fascination ou intérêt quelconque pour le phénomène.
Il ne comprenait pas, que tel le voyageur, le regard de celui qui arrive d’ailleurs se porte, s’arrête, en tout premier lieu sur les choses qui lui sont totalement étrangères. Que ces apparitions du quotidien, font partie de notre vie, comme la corruption et l’éducation à la dérive de notre pays.
Moi ça m’a intrigué ces calèches d’un autre temps qui circulaient dans la ville à cheval, en criant des mots dont je ne cessais d’essayer de comprendre le sens, pensant que c’était de l’Hébreu.
Un jour que je leur cédais un vieux four, je remarquais un couvre lit de type boutis en très bon état. Ils me l’ont offert avec grand étonnement: une femme à l’accent Français qui fait les poubelles, quel drôle d'idée. Pour moi, c’est comme si je l’avais récupéré dans une vielle brocante, que je n’ai plus le plaisir de fréquenter ici.

mardi 1 mai 2007

Shalom tag:quartier Florentine, 9h00


Le tag qui rappelle le drapeau d’Israël, a remplacé l’étoile de David en son centre, par l’inscription du mot Shalom (paix) en Hébreu. Les caractères Hébreux sont écrits en s’inspirant de la forme des caractères de la langue Arabe.
Comment pourrait-on exprimer autrement, plus belle preuve de désir, de soif, de communion.
L’apparition de tags sur les murs de certains quartiers de Tel-Aviv est assez récente.
Comme dans toutes les grandes villes, les tags s’affichent plus dans les quartiers populaires.
Le quartier Florentine, au sud de la ville, est un quartier en plein bouleversement. Traditionnellement, occupés par un marché aux épices, des grossistes de meubles, d’accessoires en tout genre et de jouets pour enfants, il a toujours eu la cote auprès des artistes. Récemment le boum immobilier s’est emparé de ce petit coin de la ville, aux allures de village, faisant apparaître des chantiers dans touts les coins de rues.
J’ai lu récemment dans un article du Jérusalem Post, un témoignage qui m’a marqué.
Un très vieil homme, contraint de quitter le quartier et la ville, du fait de la hausse vertigineuse des loyers, revient chaque matin en autobus, s’asseoir sur un banc en face de son immeuble. Il passe la journée, à observer la fenêtre de son ancien appartement et le soir venu, il retourne chez lui en autobus.