vendredi 11 mai 2007

Oser l’affichage


Je crois ne pas trop m’aventurer en parlant d’une véritable culture locale des petites annonces, en dehors de la presse. Chaque café, librairie, supermarché, prestataire de service du quartier offrent son petit tableau d’affichage. Mais les plus connus restent ceux installés à chaque coin de rue.
Prévus au départ pour les petits services, ils deviennent de plus en plus souvent le lieu d’affichage des derniers concerts de DJ à la mode, des stages de yoga, des forums ou parlera le dernier gourou en vogue venu d’Inde et des rencontres spirituelles, en tout genre. Les afficheurs se livrent une telle guerre, pour atteindre la meilleure visibilité, que parfois l’épaisseur en volume de papier du tableau, transforme le tout en une œuvre de papier mâché, rendant le tout totalement illisible. Cependant les annonces sont régulièrement consultées et il est visiblement possible d’y trouver matière à réflexion.

Depuis 3, 4 ans la mode des pantalons taille basse s’est imposée comme un incontournable du féminin contemporain. J'ai cru au début que ce phénomène ne concernait que la mode en Israël. Mais non, en voyageant, je m’aperçois que la culotte, le string et les hanches s’affichent dans toutes les rues des villes « branchées ». Mais à Tel-Aviv, ce n’est pas comme à Paris, ou seules règnent en déesses de la ville les petits taille 36. Ici, les femmes, dégagées de tous les complexes qu’imposent la vie au sein des capitales du mannequinât, se fichent pas mal de descendre dans la rue en caleçon, en training ou jean, alors qu’une partie de leur 44 a du mal à trouver où se loger. Elles ont choisi de faire fi des éventuels commentaires, dévoilant avec détermination leur corps décidément si mal enveloppés dans ces bas trop bas.

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