mardi 15 mai 2007

Ready-made


Voilà à quoi peuvent ressembler les réceptacles communément appelés boîtes aux lettres au sein des immeubles de type Bauhaus, avant leur réhabilitation.
Plus la peine de courir les galeries et expos Surréalistes pour dénicher des ready-made, ils sont là, devant nos yeux, il faut juste oser passer le pas des entrées d’immeubles.

Avant que l’Unesco ne déclare la ville de Tel-Aviv Patrimoine Culturel Mondial en 2003, l’ensemble du patrimoine architectural Bauhaus de la ville était en total délabrement.
Pour l’instant 1500 immeubles sur environ 4000, profitent d’un projet de vaste rénovation initié par la ville en partenariat avec les propriétaires qui le souhaitent, sous forme d’incitations fiscales.
Depuis, chaque année en Juin, la ville de Tel-Aviv fête « la laila Halavan » : Nuit blanche, pour célébrer la richesse de son patrimoine de style International et la décision de l’UNESCO.

Immeubles Bauhaus ou pas, je n' ai jamais compris pourquoi, la tenue et la gestion des boîtes aux lettres, des immeubles de Tel-Aviv, semblent poser de telles difficultés.
Traditionnellement occupés par des jeunes, pour des courtes durées, le marché immobilier du centre et du sud de la ville, où se concentrent ces immeubles, était un marché locatif. Immeubles souvent laissés à l’abandon, sans réel système de gérance, ça ne viendrait à l’idée de personne de s’afficher, sait-on jamais qui vous cherche. L’affichage des noms faisant souvent défaut, les administrations et tous les prestataires de services ont pris l’habitude de se fier uniquement au numéro d’appartement. Mais, souvent, ce numéro ne figure ni sur la boîte ni à la porte de
l' appartement, il faut donc se référer au contrat ou au cadastre.
Même si ce numéro d’appartement ne permet aucune réelle identification, il ne faut pas s’étonner de devoir continuer à le donner, afin que formulaire administratif ou autre puissent assidûment être complétés par l’opérat(eur) ou ( rice). Malgré tout cela, il ne faut pas non plus être surpris de se voir remettre des fleurs, des colis par un livreur, fatigué dans sa quête du seul numéro d'appartement qu’il possède en vue de cette livraison.
Cependant avec le développement des nouvelles tours, plus besoin de frapper à toutes les portes, d’héler aux fenêtres, d’accoster dans l’escalier, en plus des boîtes aux lettres, des digi-codes et des interphones, la baby-sitter de l’immeuble veille: le concierge.

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