jeudi 3 mai 2007

Vers une révolution à la Française ?


Il est difficile de ne pas évoquer l’actualité tumultueuse de ces derniers jours. Pourtant j’aurais préféré évoquer d’autres thèmes.

Une manifestation étudiante a démarré depuis quelques semaines, après que des réductions budgétaires significatives aient été votées en défaveur de l’éducation. Les étudiants contestent également l’augmentation « indécente » des frais d’inscriptions au sein des universités et des différentes écoles d’enseignement supérieur du pays. Sur un tract distribué par les étudiants en éducation au sein du séminaire « Haseminar Hakibbutzim » ( photo), voici ce que je lis rapidement :
- aujourd’hui, seulement un tiers des Israéliens ont accès à une éducation supérieure.
- le droit à l’éducation et à une formation élevée est un droit fondamental au sein d’un pays démocratique, au 21 e siècle.

En Israël, l’accès à l’université n’est pas un droit comme en France. Il faut passer toute une série de tests assez fastidieux qui relèvent à la fois de la connaissance, de l’entraînement et de la chance : les tests psychométriques. Avant que cette réforme à la hausse n’intervienne, il fallait pouvoir payer pendant toutes les années d’étude, une somme à peu près équivalente à la moitié des frais exigés au sein des grandes écoles de commerce en France.

Sur le balcon de type Bauhaus, au coin de la rue Washington, quartier Florentine, la banderole suspendue : « Ils détruisent notre quartier ». Ce slogan exprime le vif mécontentement suscité par les bouleversements immobiliers, en plein développement dans le quartier. Il semblerait, qu’il émane d’un mouvement qui se réclame de l’anarchisme. Sans savoir si cela présente un rapport direct avec les slogans affichés, j’ai effectivement constaté, ces derniers temps, l’apparition nouvelle de jeunes punks qui se promènent un peu partout dans le quartier et une accumulation sur les murs, de tags, aux forts accents révolutionnaires.

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