samedi 7 juillet 2007

Sderot à Tel-Aviv: Boulevard Rothschild, 14h30











"J'étais avec un ami dans un parc de jeux, on étaient sur des balançoires,
quand on a entendu l'alerte: '' couleur rouge, couleur rouge,", alors on a couru, on a couru, on a couru, on a couru,...", David, 9 ans, Sderot.


Depuis que j'ai écrit ce post, en Janvier 2008, un jeune homme courageux; Noam Beidin, a décidé d'aller vivre dans cette ville condamnée et de créer une agence de presse exclusivement consacrée à la couverture d'une tragédie moderne, qui n'intéresse particulièrement pas les médias internationaux, l'histoire de Sderot et ses environs.

La ville de Sderot n’intéresse pas les médias, les journalistes ne courent pas ses rues, au point qu’en Israël, un groupe d’étudiants d’une école d’art de Sderot a initié un projet d’installation artistique sur le boulevard le plus prestigieux de la ville de Tel-Aviv (Boulevard Rothschild), afin de sensibiliser le public de Tel-Aviv, la ville qu’on appelle « la bulle », sur le sort de cette partie du monde et dans l’espoir, peut être, d’initier un mouvement de solidarité.
Depuis ce Jeudi 5 Juillet, une cinquantaine de véritables roquettes lancées par le Hamas, à différents endroits de Sderot, sont installées dans le cadre d’une exposition de rue, au travers d’une série de reconstitutions de scènes de vie soudainement interrompues après que les obus aient atteint leur cibles hasardeuses.
Depuis sept ans la population civile de la ville Israélienne de Sderot, est devenue la cible privilégiée de tirs de roquettes
(missiles) lancées par le Hamas depuis la bande de Gaza, située à peine à 2 km.
L’alerte ("COULEUR ROUGE") qui prévient les locaux de l’arrivée d’une roquette, laisse 15 secondes pour pouvoir descendre dans les abris ou simplement s’abriter contre un mur.
Depuis Septembre 2000, 20.000 roquettes, ont été tirées sur la ville de Sderot, atteignant à chaque fois une cible que personne ne connaît à l’avance, ni l’agresseur tirant depuis les camps de tirs installés autour de Gaza, ni les habitants de la ville de Sderot, ville martyre, ville symbole d’un conflit où domine désormais, la tyrannie du terrorisme islamique international.
Depuis 2005 ( retrait de la bande de Gaza), l’état d’Israël a restitué les implantations situées dans les territoires de la bande de Gaza, espérant la sécurité et la paix. Cependant, depuis Août 2005, les missiles n’ont pas cessé de pleuvoir sur la ville israélienne et ses environs, dans la région du Néguev. En plus des morts et des blessés, ces attaques ont plongé une région entière dans l’isolement, la panique et le désarroi. En Mai 2007, en seulement trois jours, plus de 90 roquettes : « engins de ce genre », ont été lancés sur cette petite ville de 25.000 habitants.
"Par ses tirs de roquette sur Israël, le Hamas cherche à détourner l’attention des combats qui l’opposent au Fatah" (in Actualités France 2, Charles Enderlin, 21 Mai 2007).

Pour visionner des vidéos et des photos sur la situation actuelle à Sderot, pour la plupart, saisies et mis en ligne par des habitants de la région.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Very good post

Anonyme a dit…

Ville de Sdérot : Tu ne baisseras pas les bras !
Ftouh. Souhail de Tunis

Bonjour TELAVIVDECLICK

Comme presque une éternité, les habitants de la ville de Sdérot sont réveillés chaque nuit par une sirène qui prévient qu’un Qassam va s’abattre sur leurs toits. Puis de nouvelles roquettes tombent le matin au lever du soleil. La même musique stridente retentit plusieurs fois à la journée : une première fois, puis une seconde, une troisième... Les roquettes pleuvent sur la cité, et rien ne semble pouvoir arrêter cette violence folle.

Le sentiment d’impuissance s’installe et le cabinet sécuritaire insiste qu’il n’y aura pas, pour l’heure, d’opération d’envergure dans la Bande de Gaza et ce, malgré les 970 roquettes tirées sur le Néguev occidental depuis janvier 2007.

Déjà plus de 2700 roquettes et obus ont explosé en Israël depuis le désengagement de Gaza (août 2005), avec des pics allant jusqu’à 300 par mois. Plus de vingt Kassams sont tirées au quotidien en direction de Sdérot, cible perpétuelle des tirs palestiniens à partir de la bande de Gaza.

La pluie de Qassam sur le Néguev a été d’une violence inouïe cette semaine : une fillette a été légèrement blessée, elle a reçue des éclats dans la jambe et a été évacuée à l'hôpital Barzilaï d'Ashkelon (information du 12 décembre par Guysen Israël News)

Une habitante de Sdérot de 40 ans a été sérieusement blessée, lorsqu’une roquette Kassam, est tombée sur son domicile. Une dizaine d’autres ont été psychologiquement choquées. (Israël magazine le 14 -12 -2007)


On reste aujourd’hui sans nouvelle de cette dame âgée d'une quarantaine d'année qui a sérieusement été atteinte par le souffle de l'explosion d'une roquette qui s'est abattue jeudi matin sur sa maison à Sdérot, et la victime a du être transportée à l'hôpital Barzilaï d'Ashkelon. Le projectile a percuté de plein fouet le bâtiment qui ne possédait pas d'abri blindé, en crevant le toit de la maison où il a provoqué des dégâts matériels importants.

Une autre femme a également été légèrement blessée, et une dizaine de personnes commotionnées par la déflagration. Les habitations de Sdérot sont sérieusement touchées car elles ne comportaient pas des abris où peuvent se réfugier les habitants.

Cette violence palestinienne intervient dans un moment ou Israël autorise à des centaines d’habitants de la bande de Gaza à transiter par le terminal d’Erez pour se rendre au traditionnel pèlerinage de la Mecque. Mais la réponse des palestiniens se traduit tout de suite par une nouvelle salve de Kassams qui s'est abattue (le même jour, le jeudi 13 décembre) en provenance de la bande de Gaza. Les bataillons des Moudjahiddins, un des groupes armés du Fatah, les Comités de résistance populaire, et les brigades Al Qods du Jihad islamique ont revendiqué conjointement ces tirs.

Les terroristes n’en finissent pas, impunément, de lancer des roquettes contre Israël. Le 15 décembre plusieurs roquettes sont tombées près d’Ashkelon où quelques habitants ont été sérieusement choqués et pris en charge par les services de secours. Un bébé a été blessé par les éclats d’une roquette qui s’est abattue dans la cour de la maison de ses parents. Il a été hospitalisé, ainsi que sa mère, à l’hopital Barzilai d’Ashkelon.

Le spectacle qui s'offrait aux yeux de la population juive, après ces attaques du mois de décembre, ne peut être que désastreux. Les habitants de Sdérot, comme ceux des autres localités voisines, sont aujourd’hui effrayés mais ils attendent que les autorités prennent enfin pour cible ceux qui tirent les roquettes afin de mettre fin à cette tragédie.

Malheureusement, pour le gouvernement, l’heure n’est pas encore venue pour intervenir, sérieusement, à Gaza !



Une question s’impose : jusqu’à quand Israël devra tolérer ces attaques incessantes à la roquette par les terroristes de Gaza ?

Le maire de Sdérot qui avait annoncé son intention de démissionner, il y’a quelques jours, attend toujours les promesses de monsieur Ehoud Barak, le ministre de la Défense qui s’est engagé que les services de sécurité et lui-même amèneraient la solution aux tirs de Kassam. La situation, à ce jour semble figée, et la population du Sud attend une réponse adéquate à ces incessantes et meurtrières attaques palestiniennes.


Il faut dire que les habitants de Sdérot ont de quoi pour se sentir délaissé par l’attitude du gouvernement qui a indiqué, lors de son dernier débat à la Cour suprême, qu'il n'était pas obligé par la loi d'équiper la ville contre les roquettes.

Est-ce que les autorités, dans les circonstances pareilles, ne devaient pas assurer la sécurité de leurs citoyens ? Est-ce que l'Etat d’Israël ne devait pas agir avec plus de combativité au lieu de s'occuper d’une paix illusoire ?

La ville de Sdérot, est sur le point de se vider de sa population. Depuis des années, elle est la cible de dizaines de roquettes quotidiennes.

Depuis janvier 2007, neuf cent soixante dix roquettes Kassam et plus de mille deux cents obus de mortier ont été tirés contre Israël depuis Gaza. Au total quelque quatre mille de ces projectiles artisanaux se sont abattus sur la ville et ses environs au cours des sept dernières années. Douze Israéliens ont été tués et plusieurs centaines d'autres blessés par ces tirs sur cette région.

Alors que la communauté internationale ne fasse rien pour y remédier plusieurs groupes armés palestiniens revendiquent plus ouvertement ces tirs qui se poursuivent sans relâche depuis l'an 2000 sur le Néguev.

Le porte-parole du comité de résistance populaire de la Bande de Gaza considère même que la démission de Eli Moyal était une victoire du peuple palestinien.

Les palestiniens voyaient, en effet, dans la demande de démission de Moyal une victoire pour leurs mouvements terroristes, ils attendaient même que le maire d’Ashkelon baisse les bras à l’avenir.

Mais monsieur Elie Moyal, maire de Sdérot depuis 1998, est un homme courageux, car il a renoncé a sa démission (qu’il a présenter au ministre de l’Intérieur, Meïr Shitrit) préférant ainsi de continuer de soutenir sa population. Monsieur Moyal, avait déjà refusé la proposition de Silvan Shalom, alors ministre des Affaires étrangères, d’être nommé ambassadeur d’Israël en France pour rester auprès de la population de Sdérot éprouvée.


On peut imaginer donc la surprise générale des terroristes après que monsieur Moyal retire sa démission et reste Maire de Sdérot. Mais cette situation d’une ville israélienne bombardée depuis des années est plus qu’intolérable surtout que l'éventualité pour Tsahal de déclencher une opération de grande envergure dans la bande de Gaza reste très improbable.

Les dernières opérations terrestres à Gaza n’ont pas permis à Tsahal de dissuader les terroristes, ni de réduire en silence leur arsenal criminel . Les efforts de l’armé ne peuvent cesser tant que la menace des roquettes sur Sdérot et le Néguev ne serait pas maîtrisée.

-Ces tirs incessants de Qassams et d’obus de mortiers sur la région israélienne du Néguev occidental ne peuvent que nous alerter sur les douloureuses conséquences sur les hommes, les femmes et les enfants, blessés et en état de choc, sur les responsables locaux désespérés, et les responsables nationaux désorientés.

Cette fois encore le crime contre la paix porte un nom : Qassam. Cette paix
promise, jurée, rêvée, et parfois même signée, se trouve désespérée par des
tirs de missiles trop souvent décrits comme des roquettes artisanales. Le
Qassam est une arme de guerre utilisée contre des civils, une guerre d’usure
lâche et sordide qui finit par épuiser les plus optimistes.

Cette semaine, à Sdérot, Aloumim, Nahal Oz, Nir Am, Erez, par dizaines, de
jour comme de nuit, dans les rues et dans les champs, à l’heure des sorties
de classes, à l’heure du marché, à l’heure injuste, les Qassam ont frappé,
encore et encore. Qassam, expression d’une vengeance trouble, devrait susciter une révolte et une indignation grandissante devant ce drame à ciel ouvert qui se poursuit dans le silence le plus complet de la communauté internationale. Promesse, pression, promesse ; quand ces crimes contre la paix cesseront. ?

Il faut savoir que le Hamas n’a pas le monopole du crime contre la paix. Jeudi 13 décembre, ce sont les « brigades des Moudjahidines », un groupe armé proche du Fatah de Mahmoud Abbas, qui a revendiqué le tir d’un Qassam qui a blessé grièvement une femme transportée d’urgence à l’hôpital Barzilaï d’Ashquelon.
Dans ce contexte, deux semaines seulement après la conférence d’Annapolis,
la violence palestinienne trahie toutes les promesses .Il ne se passe pas un jour sans que les attaques palestiniennes sèment la terreur. D’où les mots justes du Chef d’Etat-major de Tsahal, Gabi Ashkenazi, qui finit par sonner la vérité :
« On ne peut pas vaincre le terrorisme en cédant le contrôle de nos
territoires à d’autres ».

Ce Lundi 17 décembre, lorsque les 90 délégations étaient à Paris pour la « Conférence des donateurs » qui avait pour but de fournir un soutien financier à l’Autorité palestinienne, le Président Sarkozy , qui a multiplié les déclarations en condamnant les attentats commis par Al-Qaïda en Algérie, n’a pas dit un seul mot sur les tirs de Qassam sur Sderot ; peut être parce que ces tirs ne constituent pas un crime contre la paix aux yeux de l’Elysée !

Devant ce silence international, Il est aujourd’hui impossible pour Israël de vaincre la machine terroriste sans finalement contrôler militairement les secteurs d'où opéraient les miliciens. Les incursions ponctuelles de Tsahal à Gaza ne réussiront pas à éradiquer totalement les tirs.
Il est donc incompréhensible de ne pas envisager de lancer une opération d'envergure dans les territoires autonomes palestiniens sous prétexte de la venue dans la région du Président George W. Bush attendu à Jérusalem entre le 9 et le 11 janvier.

Il faut rappeler qu’il y a seulement quelques jours , Ehoud Olmert, dans un communiqué, avait indiqué qu’aucune opération d’envergure ne se ferait à Gaza avant la visite du président Américain G.W. Bush. Quand au Hamas, il a confirmé qu’il était en relation permanente avec l’Iran, comme l’était le Hezbollah au Liban. Israël reste donc au pied du mur, et sa population attend un signe fort…

Ces bombardements palestiniens incessants et meurtriers sur le Sud d’Israël et en particulier sur Sdérot, devraient appeler Tsahal à régler au plus vite le problème des roquettes Kassam comme tous les autres problèmes.



En attendant un changement de perspective, un hommage devait être rendu au maire de Sdérot, Monsieur Elie Mouyal, qui a choisi de rester à coté de sa population éprouvée, ainsi qu’au président du comité des parents d'élèves de Sdérot, Sasson Sarah et enfin à monsieur Yaïr Fargeon, le chef du conseil régional Hof Ashkelon qui reçoit, dans ses hôpitaux, les victimes et les blessés de Sdérot.

FTOUH.Souhail de Tunis , avocat stagiaire et ami du peuple juif.
souhailftouh@hotmail.com