jeudi 18 octobre 2007

Take a way

Souvent les boites aux lettres se situent à l’extérieur des immeubles. L’accès aux colporteurs y est donc totalement libre. Etre inondés par toutes sortes de pubs, annonces, dépliants et flyers, permet de suivre à la fois l’évolution des tendances dans le domaine de la publicité, et des dernières initiatives tous secteurs confondus (social, sport, spirituel, shopping, immobilier, sorcellerie, sectes, religions, enfance, éducation, sexe, massages, coaching, et surtout restauration). A Tel-Aviv, on apprécie de plus en plus la bonne bouffe, mais semble-il, on aurait de moins en moins le temps de cuisiner. Tout se livre à domicile: du jus de pomme frais, aux couscous.
Comme partout dans le monde la gente féminine, apparaît comme l’ultime argument promotionnel. Le choix qui consiste à photographier en frontal, une femme réduite à sa fonction de porteuse de sacs (aux normes du respect de l’environnement), dont la silhouette de dos serait sournoisement observée par un chevalier de la livraison express, révèle un argumentaire marketing autour duquel il est légitime de s’interroger.
A l’époque de la sophistication du marketing viral dans le virtuel, la publicité du réel, du papier, se caractérise elle, bien souvent, par un autre type de virus. Le virus de l’absence de brain-storming, de réflexion, l’inconsistance, la légèreté, parce que ce qui compte c’est la voie express, la voix express, l’immédiateté du sens.

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